Principes de base de préparation et méthodes de cuisson
Certaines découpes de viande gagnent à être
apprêtées avant la cuisson afin de rehausser leur
goût, de les attendrir ou pour s’assurer qu’elles
ne s’assècheront pas en cours de cuisson. Voici
quelques types de préparations…
Mariner une viande
Mariner une viande consiste à laisser reposer la
découpe durant quelques heures dans une préparation
liquide acidulée - vin, citron, vinaigre aromatisé,
sauce soya - et aromatisée - huile d’olive, fines
herbes, ail et épices - afin de l’attendrir ou de
rehausser son goût. On recommande de mariner les volailles
durant une à six heures alors que les autres viandes
devraient être marinées d’une à 24
heures.
L’utilisation d’une marinade ne convient pas bien au
veau.
S’assurer de couvrir le contenant dans lequel la viande
repose et de toujours le garder au frigo.
Larder une viande
On peut choisir de larder une découpe de viande
maigre qu’on destine au rôtissage ou au braisage afin
de s’assurer que celle-ci ne s’assèchera pas. Il
suffit alors d’introduire, de bord en bord du rôti, de
fines lanières de gras dans la pièce de viande
à l’aide d’une aiguille à larder.
Barder une viande
Cette technique à le même objectif que le lardage mais
on procède plutôt en déposant des
lanières de gras sur la pièce à rôtir
afin que celui-ci fonde et s’écoule sur la viande en
cours de cuisson. Il suffit donc d’entourer une partie de la
découpe de gras qu’on fait ensuite tenir en place
à l’aide de ficelle de boucher. Cette opération
offre comme avantage de bien maintenir la viande ce qui facilitera
ensuite le découpage.
Le rôtissage
Ce mode de cuisson au four ou sur le barbecue consiste à
faire cuire la viande à découvert et à sec
sans ajout de liquide. On recommande de retirer le gras visible et
d’enduire la découpe de beurre fondu, d’huile ou
d’un mélange gras aromatisé afin de
prévenir le dessèchement.
- Déposer la viande sur la grille d’une rôtissoire, sous le gril du four ou sur le barbecue.
- Enfourner dans un four préchauffé à 160 ºC (325 ºF).
- Les découpes de viande moins tendres gagnent à être rôties plus lentement soit à 140 ºC (275 ºF).
- On peut aussi choisir de saisir la viande en l’enfournant d’abord à une température plus élevée soit plus de 200 ºC (400 ºF). Cette technique offre l’avantage de sceller les jus dans la découpe mais entraîne par contre une perte importante de volume.
- Le thermomètre à viande demeure la façon la plus fiable de vérifier la cuisson de la viande.
- Une fois la température interne de la viande atteinte, toujours laisser reposer la viande enveloppée dans un papier d’aluminium dans lequel on a pratiqué quelques entailles durant 10 à 15 minutes afin de laisser les jus se répartir dans la découpe et d’obtenir une cuisson plus uniforme.
Les grillades
Ce mode de cuisson consiste à faire griller
rapidement la viande à feu moyen vif, à la
poêle, au four à « broil » ou sur le
barbecue. Cette méthode favorise un contact étroit
entre la viande et la source de chaleur, ce qui produit une
caramélisation de la chair tout en la gardant bien
juteuse.
Ce mode de cuisson convient parfaitement aux biftecks tendres et
à la volaille. Pour les découpes moins tendres, il
est préférable de faire mariner la viande au
préalable.
On cuit quelques minutes de chaque côté, selon le
degré de cuisson souhaité, en ne retournant la viande
qu’une seule fois.
Les sautés
Ce mode de cuisson très simple consiste à faire cuire
la viande rapidement à la poêle ou au wok, à
feu moyen, dans un peu d’huile. On découpe le plus
souvent la viande en lanières ou en petits cubes afin que la
cuisson rapide se fasse de façon uniforme.
Les sautés au wok sont habituellement des
préparations incorporant aussi des légumes de
même que des ingrédients aromatiques –
épices, condiments et sauces.
Les braisages, ragoûts et
plats en sauce
Le braisage est le mode de cuisson idéal pour les
découpes moins tendres qui ont besoin de cuire longuement
à feu doux et à couvert avec très peu de
liquide et des légumes afin d’atteindre un
degré de tendreté très agréable.
Les ragoûts et bouillis sont mijotés sur le feu ou au
four dans une plus grande quantité de liquide. Exemple,
certaines recettes de Boeuf bourguignon recommandent une cuisson
sur le feu alors que d’autres sont cuisinés au four.
Ils conviennent aux découpes moyennement tendres et aux
découpes moins tendres.
Ce qui différencie donc le ragoût d’un plat
braisé, c’est que la viande et les légumes vont
cuire dans une plus grande quantité de liquide,
généralement un liquide aromatique comme un bouillon
ou du vin ou autre alcool. En cuisant, le liquide va
s’évaporer doucement pour donner une sauce
onctueuse.
Il est aussi intéressant de savoir qu’un «
bouilli » et un « pot-au-feu » sont, à
toute fin pratique, la même chose. C’est que le terme
« bouilli » est plus répandu au Québec
alors qu’en France on parlera plus volontiers d’un
« pot-au-feu ».
Ces modes de cuisson conviennent aussi bien aux découpes
moyennement tendres qu’aux découpes moins tendres. La
distinction réside dans le temps de cuisson alloué
ainsi que la température de cuisson.
Peu importe la tendreté de la découpe, on
procède de la même façon…
- Enfariner les morceaux de viande.
- Saisir à feu vif dans un mélange de beurre et d’huile.
- Ajouter des légumes aromatiques et plus ou moins de liquide - vin, bouillon, jus de légumes – selon qu’on souhaite braiser la viande (très peu de liquide) ou la faire mijoter dans le bouillon (assez de liquide pour recouvrir la viande).
- Couvrir et laisser cuire selon les instructions de la recette et la tendreté de la viande jusqu’à ce que la viande soit tendre.
Autocuiseur
Quand il est question de cuisson lente et de plats
mijotés, on entend souvent parler de cuisson à
l’autocuiseur.
Malgré ses nombreux avantages, le plus important pour
plusieurs étant le temps de cuisson réduit, la
cuisson à l’autocuiseur comporte aussi quelques
inconvénients…
Le premier est qu’il est facile de trop cuire les aliments en
raison de la rapidité et de l’intensité de la
cuisson.
Le second est que ce type de cuisson a tendance à trop
mélanger les saveurs ce qui peut donner des plats dont tous
les ingrédients goûtent finalement la même
chose…
La cuisson à l’autocuiseur prend en moyenne un tiers
du temps de la cuisson conventionnelle et qu’elle
nécessite deux fois moins de liquide et de matières
grasses. Il faut cependant s’assurer qu’il y a un
minimum de 250 ml de liquide afin de créer assez de
vapeur.
Deux choses importantes à rappeler: le temps de cuisson
à l’autocuiseur commence lorsque la haute pression est
atteinte et il est toujours préférable
d’utiliser une minuterie.
Trois facteurs de succès entrent en ligne de compte lorsqu’il s’agit de cuisiner un mini rôti : la température à laquelle il a été cuit, le degré de cuisson – saignant, à point ou bien cuit - et la façon dont la viande a été apprêtée avant la cuisson, l’ajout d’un temps de marinage par exemple…
Règle générale, on recommande de cuire le rôti à découvert. On saisit d’abord le rôti à 200 °C (400 °F) pour une dizaine de minutes puis on diminue la chaleur du four à 160 °C (325 °F).
Le degré de cuisson, maintenant. Évidemment, le thermomètre à viande est essentiel pour juger de la cuisson d’un rôti. Consulter les tableaux de degrés de cuisson plus haut pour déterminer celui de votre choix.
Il ne faut surtout pas oublier d’arroser souvent le rôti en cours de cuisson. On suggère ensuite d’emballer le rôti dans une feuille de papier d’aluminium après cuisson et de le laisser reposer 10 minutes pour que le sang se redistribue et que les fibres se relâchent. C’est ce qui fait que la viande sera plus juteuse.
On peut choisir de faire mariner la viande pendant quelques heures avant la cuisson. La façon la plus facile, c’est de verser la marinade dans un sac de plastique de type Ziploc, et d’y plonger le mini rôti. Et là, les possibilités sont infinies ! Règle de base, une partie de jus de citron, de vinaigre ou autre liquide acide pour deux parties d'huile. Ensuite on aromatise !
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Agneau - degré de cuisson
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Température interne
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Saignant
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63 ºC (145 ºF)
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Rosé
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68 ºC (155 ºF)
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À point
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65 ºC (149 ºF)
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Bien cuit
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77 ºC (170 ºF)
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Haché
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70 ºC (160 ºF)
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Boeuf - degré de cuisson
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Température interne
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Saignant
|
63 ºC (145 ºF)
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|
Rosé
|
68 ºC (155 ºF)
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À point
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71 ºC (160 ºF)
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Bien cuit
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77 ºC (170 ºF)
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Haché
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71 ºC (160 ºF)
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Gibier - degré de cuisson
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Température interne
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Gibier d’élevage
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70 ºC (160 ºF)
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Gibier sauvage
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77 ºC (170 ºF)
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Haché
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70 ºC (160 ºF)
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Porc - degré de cuisson
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Température interne
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Rosé
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70 ºC (160 ºF)
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Bien cuit
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77 ºC (170 ºF)
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Haché
|
70 ºC (160 ºF)
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Veau - degré de cuisson
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Température interne
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Saignant
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63 ºC (145 ºF)
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Rosé
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68 ºC (155 ºF)
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À point
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65 ºC (149 ºF)
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Bien cuit
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77 ºC (170 ºF)
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Haché
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70 ºC (160 ºF)
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Volaille - degré de cuisson
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Température interne
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Entière
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82 ºC (180 ºF)
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Découpes
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77 ºC (170 ºF)
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Hachée
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74 ºC (165 ºF)
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