Un festin de Pâques qui joue et se joue de la tradition !
Les traditions nous rassurent,
réchauffent notre cœur d’enfant. Mais en chaque
enfant dort aussi un petit diable qui a envie de folie,
gaieté et nouveauté, surtout quand le printemps
daigne se montrer le bout du nez. - Soufflé de bébés épinards et pousses de basilic
- Jambon glacé à l'érable et aux épices
- Chutney d'ananas exotica
- Asperges au four cocorico
- Purée de pommes de terre printanière
- Choco-coco à la mousse au chocolat

Les traditions de Pâques que l'on connaît au Québec proviennent d'un amalgame d'influences tant religieuses que païennes.
De tout temps et dans toutes les cultures, on a célébré l'arrivée du printemps.
Les Amérindiens d'ici faisaient « pleurer les arbres » pour les sucres tandis qu'ailleurs on sacrifiait le premier agneau pour faire un festin. La coutume d'offrir des œufs porte-bonheur au printemps remonterait même à l'Antiquité ! Symbole universel de fécondité et de renaissance, l'œuf a ainsi traversé les siècles coloré, peint, orné de fleurs séchées ou de pierres et métaux précieux à la Fabergé pour se retrouver éventuellement tissé à même les traditions religieuses de Pâques.
Fixé le premier dimanche suivant la pleine lune de l'équinoxe de printemps, la fête chrétienne de Pâques souligne la résurrection, le pouvoir de la vie.
Fête célébrée de par le monde - quoique sans « s » pour devenir la « pâque » quelques jours plus tard au sein de l'église orthodoxe ! - ses rites et coutumes sont tous inspirés par cette idée de renouveau. Cloches revenant de Rome sonnant à la volée, chasse aux œufs bariolés, friandises et mets de fêtes sont au rendez-vous pour célébrer la vie, l'arrivée du printemps et le souhait de jours heureux.
De toute évidence, la tradition impose que l'on retrouve ces mêmes symboles de renouveau au menu du repas de Pâques.
Une nappe impeccable qu'on décore de fleurs fraîches aux tendres coloris - les blancs, jaunes, roses et bleus des jacinthes, tulipes, narcisses, jonquilles et lys sont évidemment à l'honneur ! Puis, dans de pimpantes assiettes, on retrouve pousses et verdures, œufs frais, friandises sucrées et chocolatées, sans oublier une particularité de la tradition pascale du Québec... le magnifique jambon aux arômes d'érable, d'épices et de fruits.
On raconte d'ailleurs que c'est sans doute pour des raisons pratiques que le jambon a pris cette place d'honneur à notre table de Pâques. Comme le temps de Pâques coïncide avec la période de dégel de notre blanc pays d'hiver, les charcutiers ont pris, il y a longtemps, l'habitude de fumer au printemps le porc qui avait été gardé congelé depuis l'arrivée de l'hiver.
Mais, Oh surprise !, « tradition » ne rime pas forcément avec « carottes, patates, jambon ». Rien ne nous empêche de revoir le menu traditionnel de Pâques avec un œil tout neuf, une touche de fantaisie et un brin d'humour ! Après tout, c'est bien l'arrivée du printemps et, après un si long hiver, on a bien mérité de se faire quelques petits bonheurs !
Voyez ci-dessus un menu de Pâques qui, quoiqu'il respecte la tradition, fait aussi un clin d'œil joyeux à nos papilles réjouies.
Tout le monde est repus, satisfait ? Tout le monde sauf les enfants, évidemment !
C’est le moment de proclamer la chasse aux œufs de Pâques ouverte. Avec un peu de chance, la neige dans le jardin a fondu, le soleil brille et vous avez pu dissimuler les œufs dans les bosquets. Dame Nature n’est pas clémente, il suffit alors de transformer votre maison en terrain de chasse. Oeufs peints ou colorés, chocolatés ou pralinés... laissez des indices comme des brins de paille (le raphia fait très bien l’affaire), des empreintes de pattes de lapin ou des rubans colorés là où les cocos sont cachés.
Et si vos « enfants » sont trop âgés ou encore trop paresseux pour se lever de table, n’oubliez pas que vous pourriez très bien réussir à les aguicher avec une chasse aux œufs de Pâques, version adulte, avec œufs aromatisés ou alcoolisés.



