Oeufs et chocolat au menu... pour Pâques !
Pour capturer les premières saveurs
fraîches du printemps, lime, roquette, agneau, veau ou lapin
et petits légumes sont au menu du dîner du dimanche de
Pâques.
- Strachiatella
- Salade colorée aux œufs
- Osso-buco
- Mousse au chocolat et noisettes
- Truffes à la noix de coco
On mise sur le jaune et le blanc, le rose et le vert. On sort une nappe blanche avec un semis de fleurs brodées. On dépose un petit bouquet de fleurs fraîches à côté de chaque assiette, un bouquet composé de tulipes et des narcisses de la fin d'hiver, et on prépare un repas tout simple qui mêle bonheur d'être ensemble et plaisirs de la table.
Jambon, purée de pommes de terre et petits pois, c'est ainsi qu'on célébrait Pâques en famille chez nous, il n'y a pas si longtemps. Aujourd'hui, on mise tout autant sur le lapin ou l'agneau. Ce dernier sera décongelé lentement et aromatisé avec soin pour lui donner du goût. Gigot, carré, épaule entière ou roulée peuvent être apprêtés rôtis, relevés d'ail, de thym, de sauge et de romarin. L'épaule désossée, la poitrine et le haut de côte sont délicieux braisés ou coupés en cubes et intégrés dans des plats longuement mijotés. Quant au lapin - exigez le foie et les rognons qui donneront du goût à votre sauce, on le cuit au vin blanc, à la bière ou aux deux moutardes.

Pâques sonne la fin des privations du carême et de façon plus païenne, le renouveau de la nature. L'œuf est le symbole de naissance dans la plupart des civilisations, d'où sa popularité à Pâques. En Allemagne, on décore un arbre comme à Noël, mais avec pour seul ornement des œufs durs peints. Aux Pays-Bas, les enfants se promènent en chantant dans les rues, le jour des Rameaux, avec une branche d'arbre à laquelle sont accrochés des coquilles d'œufs, des oranges, des figues et des papiers multicolores. En France, la légende veut que ce soient les cloches qui, condamnées au silence pendant la Semaine Sainte, reviennent en carillonnant de Rome le jour de Pâques et déposent les œufs dans le jardin où les enfants se précipitent pour les dénicher. C'est une coutume que plusieurs familles québécoises ont adoptée en cachant les œufs dans la maison à défaut du jardin, pour le plaisir des petits comme des grands.
Oeufs durs colorés en vert, jaune ou rouge, selon qu'ils ont cuit en compagnie d'épinards, de safran et d'oignons, ou de betteraves. Dans les maternelles et les cours d'art plastique des premières années du primaire, tout le monde cuit des œufs. On les fait durcir, on les peint avec des colorants alimentaires et on les décore selon son imagination et ses talents. Ou on le vide (si on est un expert), pour y couler du chocolat...
On raconte que les œufs en chocolat sont arrivés à la fin du XVIIIème siècle. Le chocolat solide signifiait la fin du carême et l'œuf gardait sa symbolique de renouveau. Puis, l'œuf a donné naissance aux poules, coqs, lapins, ours, poissons et autres figurines gourmandes… en chocolat évidemment.
Le chocolat est succulent tous les jours. On en fait de la fondue, de la mousse, de la glace, du gâteau, de la tarte, des biscuits, des truffes… on aromatise même la dinde au chocolat ! Pendant le carême, seul le chocolat chaud était permis. Néanmoins, il était interdit de le parfumer de crème fraîche fouettée et de saupoudrer le dessus de grains de café réduits en poudre ou de lui ajouter une goutte de vanille et une pincée de cannelle en poudre. Interdit aussi de préparer des zestes d'orange confits, de les hacher finement et de les ajouter dans le chocolat au dernier moment… avec quelques gouttes de rhum. Ô gourmandise !
Dans le rituel des cocos de Pâques (et de ses dérivés) la gourmandise prend un goût d'enfance. Profitez-en pour apprendre à vos enfants les différences de goût, de saveur et même d'odeur entre le chocolat noir, marron ou blanc. Offrez-leur par exemple trois petites poules, l'une au chocolat noir aux arômes intenses, c'est le plus pur et il a un léger goût d'amertume ; la seconde au chocolat au lait, doux et suave ; la troisième au chocolat blanc, ce « décor blanc » que les puristes se refusent à nommer chocolat parce qu'il ne contient pas de pâte de cacao, et qui est le plus sucré.
Saviez-vous que le chocolat tient salon, chaque année, à Paris, New York, Tokyo et Lausanne ? Il a ses musées à Québec et à Bromont. Vous y apprendrez l'origine et l'histoire du cacao de l'époque des Mayas jusqu'à aujourd'hui. Vous découvrirez les outils anciens qui rappellent l'évolution du chocolat et vous déroulerez le fil du savoir-faire qui va de la fève à la tablette.
Pour souligner Pâques, pourquoi ne pas louer le délicieux film « Chocolat » avec Juliette Binoche et Johnny Depp ? Vous pourrez encore inviter les enfants à visionner un charmant film des années 1970 dont on trouve encore des copies en location ou à l'achat, il s'agit de « Willy Wonka and the Chocolate Factory ». Ce joli film d'enfance est à Pâques ce que certains Dickens sont à Noël. Enfin, pour en savoir plus sur l'histoire du chocolat , consultez le site chocoland.com.
Joyeuses Pâques !



