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Jean-Marc, Réjean et Louis Bélisle étaient encore adolescents
lorsqu’ils ont perdu leurs deux parents. Déterminés à poursuivre la
tradition familiale, les trois frères ont réussi à compléter leurs
études tout en maintenant l’activité de la ferme maraîchère
spécialisée en petits fruits démarrée par leur père.
Aujourd’hui, les frères Bélisle cultivent 200 acres de fraises,
deux terres de framboises et emploient 250 à 300 employés au pic de
la production. Pour Louis Bélisle, les fraises du Québec sont «les
meilleures fraises au monde».
Très fier des innovations qui lui permettent aujourd’hui de
récolter de savoureux petits fruits du printemps à l’automne, il
espère que ses enfants auront, comme lui, le goût de jouer dans les
fraises!
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Clermont Riendeau a la passion du travail bien fait. «L’intégrité
envers nos clients et les Québécois qui vont manger nos produits,
c’est une valeur importante».
Ses champs, il les connaît par cœur depuis qu’il est tout petit.
Il a grandi sur la ferme, achetée à son grand-père par son père en
1959. À l’époque, elle comptait sur une petite production laitière
et on y faisait pousser des pommes de terre, mais aujourd’hui, la
production maraîchère est à l’honneur sur les 800 acres en
culture.
Clermont Riendeau est fier de voir ses propres enfants, qui sont
dans la vingtaine, apprécier le contact avec la terre et travailler
dans l’enthousiasme. «On a réussi à créer quelque chose de bien,
maintenant il s’agit seulement de garder le cap».
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Marc-André Chenail a grandi sur la ferme maraîchère familiale de
Ste-Clothilde, au cœur de la région qu’on surnomme «Les jardins du
Québec».
On peut dire qu’il avait l’agriculture dans le sang : ses deux
arrières- grands-pères étaient agriculteurs, et la ferme qu’il
opère aujourd’hui appartient à sa famille depuis 1933. «Redonner à
la terre ce qu’elle nous donne depuis 75 ans», voilà le serment
qu’a prêté Marc-André.
Soucieux d’apporter les meilleurs produits jusqu’à l’assiette des
Québécois, il souscrit aux normes de traçabilité les plus serrées
au pays. Chaque printemps, il aime se promener dans ses champs pour
contempler avec fierté les légumes frais qui jaillissent de sa
terre.
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Pour les frères Hubert, le céleri est plus qu’un légume, c’est un
héritage. «Mon grand-père maternel, arrivé de France dans les
années 1920, en avait rapporté des semences», raconte Pierre
Hubert.
Aujourd’hui, la ferme de l’Assomption cultive 45 hectares de terre
noire riche en matières organiques pour produire un céleri bon à
croquer. Et l’amour du métier n’a pas disparu. Au contraire,
Claude, Jean et Pierre Hubert ont su transmettre la passion de
l’agriculture à la génération suivante, et comptent léguer la ferme
à leurs enfants. «Mais je ne prends pas ma retraite tout de
suite!», s’exclame Pierre en riant, la soixantaine énergique.
Heureusement pour les amateurs de céleri d’ici !
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Même s’il fait partie de la quatrième génération d’agriculteurs
dans la famille Pigeon, Gilbert ne rêvait pas, enfant, de
travailler sur la ferme. «Il y avait trop d’ouvrage aux champs,
j’aurais préféré jouer avec mes amis!», raconte-t-il en
riant.
Après un détour aux Etats-Unis pour apprendre l’anglais, il renoue
quand même avec la culture des haricots frais en s’associant avec
sa sœur, Brigitte.
Ensemble, ils ont fait passer la ferme familiale de 45 à 1000
acres, et profondément modifié leur méthode de culture pour limiter
leur empreinte écologique. «On a remplacé les tracteurs géants par
les vers de terre. Ils font le même travail et ne sont jamais en
panne!». L’hiver, Gilbert effectue des voyages de recherche partout
dans le monde pour ramener au Québec d’autres idées vertes pour
produire les meilleurs haricots tout en protégeant la terre.
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Jocelyn, Martin et leur cousin Jean-François font partie de la
troisième génération de maraîchers à travailler sur la terre
familiale du Rang des Perrons, au Nord-Est de Laval. Une famille
passionnée, où on ne compte pas les heures de travail: « nous
sommes heureux de voir nos pères Richard et François être encore
très actifs dans les champs », mentionne Jocelyn Gibouleau.
Toujours à la fine pointe de la technologie, la ferme mise sur la
fraîcheur absolue de ses produits, toujours cueillis au meilleur
moment.
Pour la famille Gibouleau, produire des légumes frais en sol
québécois n’est pas qu’un gagne-pain, c’est aussi un geste pour la
planète. C’est pourquoi ils y mettent tout leur cœur.
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Arrivé de Hollande après la Deuxième Guerre Mondiale, le père de
Marc Vanvelzen n’avait comme richesse que sa volonté de travailler.
Il a établi sa première ferme sur une terre louée dans les îles de
Boucherville : « à l’époque, on était parmi les seuls dans la
région à faire du maïs sucré », raconte Marc.
Avec ses frères Patrick et Paul, il mesure aujourd’hui tout le
chemin parcouru depuis l’époque où le travail était manuel. « Quand
la première casseuse-récolteuse est arrivée, c’était aussi excitant
que de marcher sur la lune !»
Comme son père, qui aime encore le métier à 75 ans et apporte le
café à ses fils chaque matin, Marc aime la liberté du travail au
grand air. « Il n’y a rien de plus satisfaisant que de voir pousser
un champ que tu as semé », dit-il. Une passion qu’on peut goûter
dans son maïs!
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